Kosmolitt// Microfiction // B.J.B à C.D.G

Kosmolitt// Microfiction // B.J.B à C.D.G dans Bobby .J. Bob bobby.j.bob_2

Arf,  ici Bobby .J. Bob, reporter-chien pour vous servir, en direct de l’aéroport Charles de Gaulle -lui qui aimait  tant les avions-, pour la rédaction de Kosmo mais aussi et surtout pour partir à Helsinki dont vous aurez incessamment sous peu des nouvelles.

Je pars en Finlande pour éprouver dans les glaciations nocturnes et nordiques (prononcer nocturneuh zé nordiques, je dis ça à l’attention des lecteurs  distraits ou parfaitement incultes), je pars dans les frimas nocturnes et nordiques (pour la prononciation, voir supra), je pars, disais-je avant de m’interrompre doctement, je pars en Finlande pour mesurer la vigueur de ma vocation de reporter-chien.

Et vous ne serez pas déçus. Alors que j’en suis encore à attendre dans le bien nommé hall d’attente de l’aéroport sus-mentionné -c’est dingue, ce petit sentiment aristocratico-érotique qu’on ressent en prononçant le mot « sus-mentionné-, bref, dans le hangar laid ou je me tourne les pouces que j’ai menus rapport à ma qualité de chien, bref, dans cet espace incongru, les nouvelles abondent déjà. Personne ne s’en rend compte mais mon esprit aiguisé est plongé dans un flux d’informations ardentes et de révélations que je ne m’empêcher de partager avec vous, chers lecteurs, mes semblables, mes maîtres.

Le petit appareil qui doit nous mener, la rédaction et moi-même, sur les rivages d’Helsinki a quarante minutes de retard. Première information. Quarante minutes, c’est beaucoup, ça n’est pas trop. Mais n’en restons pas là, quarante minutes, bon sang mais par le chien, je pose la question, pourquoi donc ? Je me lance dans l’investigation, tenez vous bien.

finnair-nouveau-logoa330 Bobby .J. Bob dans Kosmolitt

N’écoutant que mon intrépidité qui caractérise les reporters-chien -ce n’est pas notre seule caractéristique, cela va sans dire, par exemple nous sommes aussi d’une remarquable sobriété et nous sommes capable de ne jamais faire pipi pendant les interviews, nous sommes fidèles à nos principes professionnels, excellents au poker, bref, au-delà de toutes ces qualités, nous sommes intrépides et donc je vais aller demander les raisons de ce retard au préposé qui se reconnait au fait qu’il a une tête de préposé. Une sourde terreur se lit sur son visage. Suis-je le premier représentant d’une foule en colère qui viendrait lyncher ce bouc-émissaire des retards aériens ? Je lui tend ma carte et le voilà détendu.

Et c’est là que survient le drame. Le drame, enfin le scoop, vous m’avez compris -ô, comme il est émouvant d’avoir un public compréhensif, arf, si je savais faire ça, j’en verserais bien une larme- mais disais-je, le scoop, le voici : le vol AY 874 à destination de Helsinki et arrêt-buffet à Conches en Ouche a quarante minutes de retard (j’entends d’ici les minutes de retard chanter syndicalement : « ce n’est qu’un début, continuons le combat ! », ah les braves petites), donc venons-en au fait, l’avion a du retard parce qu’il neige. Il neige à Helsinki ! Comme ça, sans prévenir, au beau milieu de l’hiver, il se met à neiger en Finlande. Evidemment, nos braves finlandais ont été pris au dépourvu. Si nos amis Finlandais n’étaient pas aussi russophobes, je leur dirais bien volontiers : « kakoï oujass, èto kauchmar » mais dieu nous garde de telles hérésies.

Depuis que nous sommes arrivés, la rédaction et moi, sur ces terres du hareng sacré, de la viande de renne et de l’humour monosyllabique, je suis en mesure de corriger les informations défaillantes de ce cher préposé aux retards aériens. A Helsinki, il pleut. Depuis deux jours sans discontinuer, merveille de la nature, ôde à la fécondité et pieds congelés dans une boue sale et salées. Pour le retour, et en dédomagement de nos peines, nous avons été surclassés et on nous propose d’essayer les derniers bolides de la compagnies Finnair. On nous donne le choix entre un ventilateur géant (voir figure 1) qui ressemble vaguement à Goldorak (voire figure 2) en mode croisière et qui aurait subi une teinte en bleu ou un quadri-moteur (voir figure 3) qui serait le fruit d’un croisement entre un fer à repasser (voir figure 4) et un poisson-chat (voir figure 5).

Figure 1

finnair-a1700-2400 Charles de Gaulle

Figure 2

goldorak-manga-actarus-euphor-alcor-anime-dessin-2 Finlande

Figure 3

finnair-a600-850 Helsinki

Figure 4

fer-a-repasser microfiction

Figure 5

blue_catfish

Qui plus est, on nous propose de choisir entre un retour en France et un détour par la Norvège.

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Ah, chers amis, chers camarades, entre les deux mon coeur balance. Le choix, c’est vraiment la malédiction du consommateur.

C’était Bobby .J. Bob en direct de Paris Charles de Gaulle et de Helsinki où les filles sont si jolies que le ciel en pleut encore.

PS : chérie, si tu me lis, ne t’inquiêtes pas, tout ça, c’est pas vrai, je suis au bistro avec Yopi la Bourboule, rue des Ecoles, en face du centre culturel finlandais. Mais comme disait Boris Vian :  »faut bien vivre ». Est-ce que je dois ramener du pain pour mettre sous mes alka-seltzer ?

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