Kosmopolitique // Billet d’humeur // L.G.B.T.Q.I.A

Kosmopolitique // Billet d'humeur // L.G.B.T.Q.I.A dans Kosmopolitique hermaphrodite-endormi-musee-du-louvre

Un article du NY Times m’apprend qu’il ne faut plus dire LGBT mais LGBTQIA. Pour être plus précis, que l’acronyme LGBT n’est plus suffisant, qu’il est has been voir qu’il est suspect puisqu’il peut laisser croire que les mots qui le composent (Lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) désignent une préférence sexuelle et non une identité sexuelle.

Qu’apporte le QIA ? Q pour Queer ou questionning, I pour Intersexuel ou hermaphrodite et A pour asexué ou Allié (à la cause, j’imagine). Il convient, selon les promoteurs du nouveau sigle d’associer chacun de ses états à une identité sexuelle, à un genre. Il y aurait donc les hommes (hétéros), les femmes (hétéros), les lesbiennes, les gays, les bis, les trans, les hésitants, les hermaphrodites et les asexués. Imaginez un peu ce qu’aurait donné la fameuse chanson de Françoise Hardy « Tous les garçons et les filles de mon âge » si cette nouvelle classification avait été en usage. « Tous les garçons et les filles et les gays et les trans et les bis et les autres -mélodie-Tous les asexués et les hermaphrodites -il faudrait pas j’en oublie… ».

Tous cela est bel et bon. On comprend assez facilement qu’en associant leur représentation à celle des hermaphrodites, en militant avec des promoteurs du nouveau LGBTQIA, certains homosexuels réclament un changement de classification. En effet, l’hermaphrodisme n’est pas une pratique sexuelle, ce n’est pas même un choix, c’est un état de naissance qui n’entre pas dans la classification biologique simple masculin-féminin. Car en effet, même dans l’hypothèse d’une homosexualité qui serait héritée biologiquement et ne relèverait en rien d’un choix, un homosexuel de sexe masculin reste un homme qui ne se distingue que par sa pratique sexuelle, ses goûts son attirance pour tel ou tel type de partenaire.

Ici, on produit une essentialisation à partir du sexe. Pourquoi pas. Le nouvel acronyme et la nouvelle conception de ces réalités sexuelles a trouvé aux USA un ancrage institutionnel.  Ainsi, un article de Rue89 nous apprend que :

« Plusieurs exemples de l’institutionnalisation du nouveau sigle : l’université du Missouri, Kansas City, a par exemple un centre de documentation (L.G.B.T.Q.I.A. Resource Center). Le Vassar College offre des LGBTQIA Discussion Group les jeudis après-midi. Lehigh University accueillera sa deuxième LGBTQIA Intercollegiate Conference le mois prochain, etc. Amherst College a ajouté un A à son centre LGBTQQIAA , préférant ne pas mélanger les « alliés » et les « asexuels ».

Bon. Mais si on doit redéfinir la notion de genre et celle d’identité à partir des pratiques sexuelles ou de ce qu’on devra désigner comme de nouvelles identités sexuelles, il va falloir reconsidérer l’ensemble des catégories. Je propose donc

L : Lesbiennes

G : Gays

B : Bisexuels

T : transexuels

Q : queers

H : hésitants

I :  intersexuels, hermaphrodites

A : asexuel

H : hétérosexuel

M : hétérosexuel exclusif

A : adultérin

A : abstinent

B : Branleur

V : vaginale

C : clitoridienne

A : anale

M : matinale

N : nocturne

EI : éjaculateur interne

EE : éjaculateur externe

S : sado-masochiste

Voilà. Cela donne ce nouvel acronyme que je laisse à votre aimable appréciation : LGBTQIAHMAABVCAMNEIEES, ce qui est à la fois pratique, euphonique et qui n’est absolument pas angoissant.

Je suis bien conscient de ce que la mise en cause de la classification sociale est un moteur central de la vie politique et que les militants de la cause LGBTQIA luttent contre des discriminations insupportables mais dans ce développement de la classification, il y a aussi une violence symbolique faite aux bêtes hétéros. Les voilà essentialisé sur la base de leur pratique sexuelle, celle-ci devenant ue identité sexuelle. Il se trouve que je considère être un humain avant d’être un homme, un homme avant d’être un ami, un fils, un frère et un citoyen, un ami, un fils, un frère et un citoyen avant d’être un hétérosexuel. Je veux dire par là que je peux cesser d’être hétéro sans cesser d’être le reste.

Qu’on me permette donc de rire un peu de cet acronyme LGBTQIA, afin de pouvoir la considérer tout de même avec sympathie.

AD

Mots-clefs :, , , , , , ,

Aucun commentaire.

Laisser un commentaire

RCD Bgayet-Jijel |
Burberryk |
Ameljerbi |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Leblogdeross
| Quels sont les éléments qui...
| Lafouinesedanaise