Kosmolitt // Microfiction // Bobby .J. Bob pont Alexandre III

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Arf, ici Bobby .J. Bob, reporter-chien pour vous servir, en direct et en état de choc devant la violence du scoop qui me tombe dessus brutalement sur le Pont Alexandre III que je traversais négligemment jusqu’alors, mais je laisse ma négligence bucolique pour me tourner vers l’urgence absolue et la précision totale. Nos aïeuls étaient complètement dégénérés !

Première preuve irréfutable de cette dégénérescence, nos bâtisseurs du dix-neuvième siècle, même finissant ce qui est déjà mauvais signe, mais bref, ces bâtisseurs, disais-je avant de m’empêtrer dans un angle mort de ma verve impromptue, ces bâtisseurs ne savaient même pas faire des ponts adaptés aux chiens ! Non mais franchement, qu’est-ce que je peux voir, moi, avec ces bêtes barreaux de chaises partout (voir vidéo ci dessous) en forme de quilles en porcelaine ? Je vous le demande !  Rien, nada ! Or le pont en question, le pont Alexandre III, accueille essentiellement, dieu me pardonne, des touristes et des mémères à toutous dont les arrondissement mitoyens regorgent. Le public canin est donc important, décisif, et sans lui, le pont Alexandre III -quel plaisir narquois j’ai à reprendre sans cesse ce doux nom d’Alexandre dans ma bouche, il faudra que j’en parle à Yopi la Bourboule lors de ma prochaine séance de psychanalyse pour chien- sans le plaisir canin disais-je avant de m’interrompre thérapeutiquement parlant, pardon, sans le public canin, décidément, le psychachien urge, ce pont ne serait qu’un vaste accessoire désuet, un peu burlesque et terriblement vide. Grâce à nous, c’est un monument historique qui relie les Invalides au Grand Palais.

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Bon. Maintenant que vous voilà édifiés, n’avez-vous pas remarqué un léger problème dans les dernières secondes de cette courte vidéos ? Ne voyez-vous rien d’étrange et de malencontreux ? Mais enfin, voyons, par ma doué, bordel à queue de pompe à chiasse, par le chien, mais ces petites choses bronzées déposées ici et là sur les rebords du pont par quelque artiste irresponsable, ces statues représentent des petits enfants nus ! Or, que je sache, même si le dix-neuvième siècle fut dur pour les couches populaires, même si l’espérance de vie des hommes flirta avec les trente-neuf ans sous Napoléon le Petit, les petits enfants n’allaient pas nus aux bords des ponts, ni ailleurs d’ailleurs. On couvrait au moins avec une admirable pudeur leurs corps abimés par des guenilles trouées.

Or donc, soit il s’agit d’une prodigieuse erreur, d’un oubli fâcheux, ou encore d’un artiste terriblement peu doué pour sculpter les cols claudine et les petits pulls en marinière, soit nous avons affaire à une abjecte expression d’une perversion pédophile. Car le vernis artistique ne trompe personne. ces angelots joufflus qui dansent une ronde ivre -ivre, vous vous rendez-compte- et cette jeune enfant aux traits délicats et pointus, oui eux, eh bien ils sont là pour le plaisir des yeux et ce plaisir est coupable, je le proclame avec la dernière assurance. Comment est-il pensable que les pouvoirs publics n’aient pas remarqués cette sinistre abomination ?

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Alors que pour exciter leur libido militariste, les braves hommes du dix-neuvième siècle pouvaient entonner le chant du départ en contemplant les superbes fesses d’or qui répondent à la fabuleuse paire de roubignolles et non moins dorées de ce cheval ailé. Alors bon.

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Note l’attention des pervers et des obsédés : vous pouvez vérifier, si, si, on les voit très bien, ces roubignolles.

Souvenons-nous qu’une des plus célèbre prostituée de l’époque se nommait Casque d’Or, alors bon, hein, n’est-ce pas ?

casquedoramliehlietx3 Pont de l'Alma

Ah, sentiments très étranges qui surgissent lorsque l’on s’immisce dans la vie sexuelle des anciens. Comment expliquer l’attirance contre-nature que le reporter-chien peut ressentir pour Casque d’Or alors que c’est un petit boudin ? Mais surtout pourquoi l’expliquer. N’est-ce pas qu’elle est laide, mais elle a le chic pour être adorablement laide. Pour protéger cette chronique de toute dérive érotico-historique, je dois au plus vite changer de sujet, ce dont je suis capable, croyez le ou non, parce qu’on apprend tout, à la dure école des reporters-chien.

Revenons-en à Alexandre III. Quel nom ! Non mais franchement, y pas idée ! A. Lex. An. Dreuh. Ou bien Alé – Xand- r’. Non mais qu’est-ce que c’est que cette histoire. A-t’on idée de s’appeler ainsi. C’est à peu près aussi pertinent que Xénophon ou Anaximandre. Et honnêtement, vous connaissez beaucoup d’Anaximandre dans votre entourage ? Non ? Alors bon, vous voyez bien que j’ai raison. C’est comme si, au lieu de m’appeler adéquatement Bobby .J. Bob, il me prenait la fantaisie de m’appeler Sextus Empiricus. Si ça n’est une preuve supplémentaire de la dégénéresence globale et complète de ceux qui ont bati le Pont qui nous occupe aujourd’hui.

Trois preuves de dégénérescence, c’est suffisant, n’en disons pas plus sans quoi on va finir par diluer le fait brut. Vous voyez précisément comment un bon journaliste recoupe ses informations.  C’était Bobby .J. Bob en direct de la dégénérescence globale des siècles finissant pour la rédaction de Kosmo.

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