Poésie

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LES BABYLONES

ENCEINTES

Par Alexandre Duclos

OUVERTURES

Capitaine ouvrez grand vos yeux !

Un navire blanc nous attaque !

Il est rempli de singes hargneux

De gibbons bleus et de macaques !

Les grappins sont déjà sur nous,

Leurs cordes tendues nous attirent,

Un premier saute et tranche un cou,

Un cou dépassant du navire.

Capitaine réveillez vous,

Vous êtes le dernier vivant !

Votre grand coeur plié se noue

Dans un sommeil ensorcelant ;

Un oeil ouvert en ouvre un autre.

Capitaine que voyez vous ?

Un tas de singes qui se vautrent

Sur votre pont ; Sur vos genoux.

Sur vos genoux une guenon,

Belle comme on ne saurait l’être

Vous dit à l’oreille son nom,

Chuchote les noms de vos maîtres

Amour ! Envie ! Désir ! Oubli…

Désir ! Envie ! Amour ! Oubli…

Et dans ses bras pour un instant,

Vous embrassez l’amour vivant !

La grande menace

On vous force à danser comme de gros pantins

Sur une mélopée nuageuse et cyclique.

On vous frappe le rythme, en pleine tête, aux reins,

Vos jambes dessinant des ronds cyclothymiques.

Sortant de nulle part une force nouvelle,

Vous frappez à coeur joie tout ce qui se trémousse,

Vous revenez chasser jusqu’au fond des poubelles

Le moindre nez trop mou, les jambes qui repoussent.

Votre violence immense est un état de grâce

Qui deviendra fécond, un jour, de guerre lasse.

*

Je mâche mes dents et les crache,

Petits morceaux de porcelaines.

Tout a pourri ces dents humaines

Mais toi esprit, debout et marche.

DO

Comment changer le monde

Installez vous au creux du tout,

Profondément au creux de vous.

Creusez une journée entière

Votre terrain, tranchez vos lierres.

Eclatez tout.

Regardez tout.

Trouvez, retrouvez votre amour,

Vous êtes prêt pour un séjour.

Sentez, ressentez la colère,

Vous êtes prêt pour un retour

Avec les humains sur la terre,

Les humains fiers, les humains mous.

Fous flous, flous fous, accrochez vous,

Et tout soudain, débordez vous.

Refusez tout sauf l’amitié

Et les amours qui vous prolongent.

Pourquoi subir ? Pourquoi plier

Et ne pas vivre délié ?

Cette vie reste votre songe.

L’état ? Ce n’est pas vous, laissez le à la niche ;

Laisser courir tout seuls les chiens économiques ;

Déployez vos désirs, sans désir d’être riche…

Et s’il faut en venir aux armes,

S’il faut vous servir de vos mains,

Détruisez tout sauf l’amitié

Et les amours qui vous prolongent,

Car il faut devenir humain

Avant de mériter ces larmes,

Larmes d’amour qui nous prolongent.

RE

Es-tu poète ? Oui !

Sais-tu qui je suis ? Oui !

Tu es la reine libre,

La reine indienne libre !

Que peux-tu accomplir ?

Je peux être un guerrier,

Mourir et faire mourir

Pour toi, pour l’amitié.

Je serai ton amant

Eternel animal,

Irréversiblement

I-dé-al.

MI

Moi je reste une vieille pute,

Je suis poilue, j’ai des verrues,

J’ai caressé cent mille culs,

J’ai essuyé cent mille ruts.

Pour moi, que veux tu accomplir ?

Pour moi, que peux tu accomplir ?

Auras tu la délicatesse

D’offrir à mes fesses spongieuses

Juste une vie digne et heureuse ?

Heureuse comme une caresse…

FA

N’ayez pas peur, la mort n’est rien

Même une fourmi sait mourir.

La mort d’un ministre ou d’un chien

Sont même chose ; éclats de rire !

***

SOL

Un homme libre est comme un Dieu ;

SI, DO !

Un jour j’exerce mon corps

A l’action qu’il veut encore

Parcourir un autre jour.

Nu pied sur les toits en pente,

Les mouvements s’apparentent

A la respiration lente

De celui qui n’attend rien.

Sur le tuyau, la gouttière,

Un glissement de lumière,

Détournement de paupière,

Je passe du ciel au sol.

Couché sur le métal froid,

L’esprit ne voit qu’une voie,

Il expire un air de joie.

Et s’élève en vol, envol…

Un jour j’exerce mon corps

A l’action qu’il veut encore

Parcourir un autre jour.

Nouvelles Occurrences du Trouble

I

La naissance de l’inhumanité

O, pour un long baiser bandant,

Il brûlerait cent mille gens,

Et pour embrasser la passion,

Il brûlerait plusieurs millions ;

Plusieurs millions, millions d’humains,

Et même pour un baisemain.

II

Une boule à l’emporte pièce

Est transformée en femme.

Une boule à l’emporte pièce

Me réclame à grands cris.

Une pièce à l’emporte boule

Alanguie, me réclame.

Le temps la porte et la déroule

À l’infini.

Je cours vers elle sans bouger de ma niche.

III

Le Printemps revient à l’Automne,

Et l’Hiver ne nous attend plus.

L’enfant est cuit, l’entente est bonne,

Et l’Eté, qu’on n’en parle plus.

C’est une immense catastrophe,

Il n’y a plus de philosophe.

 

 

 

 

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